
SOMMAIRE
Description
Le Jardin japonais du Jardin botanique de Montréal constitue l’une des réalisations internationales les plus importantes de l’architecte paysagiste japonais Ken Nakajima 中島健 (1914-2000).
L’histoire du projet commence en 1966, lorsque la Ville de Montréal lui demande d’étudier un jardin japonais qui devait accompagner le pavillon japonais de l’Exposition universelle de 1967. Le projet d’un jardin au Jardin botanique est alors esquissé, mais reste sans suite pendant près de vingt ans. En 1984, une campagne de financement relance le projet, ce qui permet à Nakajima de reprendre le projet en l’adaptant aux conditions climatiques rigoureuses de Montréal. Les travaux commencent en 1987 et le jardin est officiellement inauguré le 28 juin 1988.
D’une superficie d’environ 2,5 hectares, le jardin associe plusieurs formes de jardins japonais. Le principal est un jardin de promenade autour d’un étang, « kaiyū-shiki teien »», conçu comme une succession de paysages découverts progressivement au fil des sentiers. L’eau en constitue l’un des éléments majeurs : un vaste étang accueille des carpes koi, tandis que ruisseaux et cascades structurent le relief et introduisent le mouvement dans le paysage. Nakajima accorda une attention particulière au choix des pierres. Il retint finalement une péridotite et une serpentine provenant des anciennes carrières de la région québecoise de Thetford Mines car leurs veinages clairs et leurs couleurs verdâtres apportaient au jardin une identité particulière.
À proximité du pavillon se trouve le jardin sec, « karesansui », composé de gravier soigneusement ratissé et de groupes de pierres. Visible depuis les grandes baies du pavillon, il constitue un espace de contemplation particulièrement dépouillé. La cour des bonsaïs complète cet ensemble.
Le pavillon japonais, ouvert en 1989, a été réalisé sous la direction de l’architecte Hisato Hiraoka. D’inspiration « sukiya », son architecture accueille des espaces consacrés aux arts et à la culture japonaise ainsi qu’un espace destiné à la cérémonie du thé.
Le jardin de thé, « roji », constitue toutefois un ajout plus tardif : réalisé en 2002 par l’horticulteur Louis Rinfret et son équipe sous la supervision de Tom Torizuka, ancien assistant de Nakajima, il complète aujourd’hui le parcours du jardin.
Nakajima avait déjà acquis une réputation internationale avant Montréal. Au Japon, il réalisa notamment des jardins associés au Théâtre national de Tokyo, au Musée Gyokudo et à plusieurs réalisations de l’architecte Yoshida Isoya. À l’étranger, il conçut notamment le jardin du Japan Cultural Institute de Rome, le Cowra Japanese Garden en Australie, le jardin japonais du Moscow Botanical Garden, celui de Hermann Park à Houston, ainsi que des jardins à New York, Perth et Vienne. Son œuvre montréalaise appartient ainsi à un ensemble de créations qui contribuèrent largement à la diffusion internationale de l’art des jardins japonais au XXe siècle.
À Montréal, Nakajima adapta cependant la tradition aux conditions locales : il conserva les principes fondamentaux du jardin japonais tout en introduisant une quantité inhabituelle de végétaux à fleurs, considérant que leur présence pouvait enrichir l’expression d’un jardin situé dans un jardin botanique.
Plan
Plan affiché dans le jardin

| 1 Jardin de promenade 2 Jardin sec 3 Jardin de thé 4 Pavillon japonais 5 Cour des bonsaïs |
Galeries de photographies


















Les cascades




Le pavillon japonais et le jardin sec








Le pavillon d’observation et de repos



Les massifs fleuris




Lien externe
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Mise à jour : 23 septembre 2026