Au Japon et en dehors du Japon
Au Japon et en dehors du Japon

COLOGNE : Museum für Ostasiatische Kunst « MOK

Description

Le Museum für Ostasiatische Kunst, « MOK », que l’on peut traduire par Musée d’Art d’Asie de l’Est, occupe une situation remarquable au bord de l’Aachener Weiher, un vaste bassin artificiel aménagé dans les années 1920 dans la ceinture verte intérieure de Cologne. Le musée s’insère ainsi dans un environnement de parcs qui s’accorde à son architecture.

Le musée fut fondé par Adolf et Frieda FISCHER en 1913 mais le premier bâtiment abritant le musée fut détruit lors de la Seconde Guerre mondiale.

Après la guerre, la construction d’un nouveau musée fut confiée à l’architecte japonais Kunio MAEKAWA 前川國男 (1905–1986), ancien collaborateur de Le Corbusier. Son œuvre comprend notamment le Kyoto Kaikan à Kyoto (1960), le Tokyo Bunka Kaikan (1961), le National Museum of Modern Art, Kyoto (1963), le Tokyo Metropolitan Art Museum (1975) et le Kumamoto Prefectural Museum of Art (1977). Inauguré en 1977, le bâtiment de Cologne compte parmi les réalisations européennes les plus importantes de Maekawa.

Maekawa a conçu le musée autour d’une cour-patio intérieure. Les volumes cubiques du bâtiment encadrent cet espace ouvert visible du hall principal et de diverses salles d’exposition. Le jardin n’est donc pas qu’un décor mais constitue le centre spatial de l’architecture. Le musée associe ainsi architecture japonaise moderne, œuvres d’art d’Asie orientale et esthétique du jardin japonais. L’architecte de Cologne Joachim JACOBS (1927-2012) fut chargé du suivi de la réalisation.

Pour concevoir ce jardin, MAEKAWA fit appel au sculpteur japonais Masayuki NAGARE 流政之 (1923–2018), né dans la préfecture de Nagasaki et installé aux Etats-Unis à partir de 1962. NAGARE conçut un paysage inspiré des jardins japonais de méditation, dans lequel les éléments sont volontairement réduits et fortement structurés. Le jardin intérieur associe un ruisseau partant d’une grande pierre-source. Des graviers des zones d’eau disposées en périphérie, de grandes pierres dressées, des plantations et des pas japonais constitués d’épaisses dalles carrées posées en diagonale et disposées depuis le hall qui constitue la vue principale du jardin.

Du fait que NAGARE était à la fois sculpteur et concepteur de jardins, son œuvre accorde une importance particulière à la pierre et aux rapports entre sculpture, espace et paysage. Il a été l’auteur de Cloud Fortress au World Trade Center de New York, de Sakimori au Honolulu Museum of Art ainsi que le jardin Hamaritsurin dans le parc commémoratif de Seto Ōhashi au Japon. Au « MOK », Nagare a créé la grande sculpture en granit « Fahne im Wind« , ce qui signifie Drapeau dans le vent, posée sur une petite île rectangulaire, sorte de scène flottante, posée au milieu d’un bassin devant la terrasse du café du musée et reliée à la terrasse par des pas japonais.

Le musée connut une restructuration importante intervient en 1994 et 1995 avec le secteur administratif qui fut transféré à l’étage, permettant d’aménager des salles d’exposition en périphérie de la cour-patio, à nouveau sous la supervision de l’architecte Joachim JACOBS.

Cette transformation fut l’occasion pour Masayuki NAGARE de revenir le site. Il souhaita supprimer plusieurs éléments décoratifs qui avaient été ajoutés dans les années 1970 à la demande de la Japan Foundation, notamment une lanterne en pierre et un petit mur recouvert de tuiles afin de revenir à une composition plus dépouillée, correspondant davantage à son intention initiale.

Une dernière intervention en 2025 concerna le jardin qui fit l’objet d’une rénovation complète conduite par le paysagiste japonais Hugo TORII avec l’entreprise GartenLandschaft Berg & Co. GmbH. TORII avait travaillé pendant douze ans à Kyoto chez Ueyakato Landscape, et participé à des projets tels que le parc commémoratif de Keihanna, le jardin de promenade de Yōsui-en et l’entretien des pins du château de Nijō. TORII avait ensuite travaillé pendant trois ans en Allemagne auprès de Peter Berg Landscape Design avant de rejoindre le Portland Japanese Garden, aux Etats-Unis dont il est devenu Garden Curator et directeur du Japanese Garden Training Center.

Le jardin ainsi parfaitement rénové demeure le cœur du musée : un espace où l’architecture rigoureuse de MAEKAWA, la sculpture de NAGARE et la tradition du jardin japonais sont réunies dans une composition unique au sein d’un musée européen.

Depuis 2012, l’ensemble du complexe (le bâtiment, les salles d’exposition et le jardin intérieur) a été inscrit sur la liste des monuments historiques protégés d’Allemagne.

Description en allemand ( Beschreibung auf Deutsch )

Das Museum für Ostasiatische Kunst, „MOK“, befindet sich in einer bemerkenswerten Lage am Aachener Weiher, einem weitläufigen künstlichen Gewässer, das in den 1920er Jahren im inneren Grüngürtel Kölns angelegt wurde. Das Museum fügt sich somit in eine parkähnliche Umgebung ein, die gut zu seiner Architektur passt. Das Museum wurde 1913 von Adolf und Frieda FISCHER gegründet, doch das erste Museumsgebäude wurde im Zweiten Weltkrieg zerstört. Nach dem Krieg wurde der Bau eines neuen Museums dem japanischen Architekten Kunio MAEKAWA 前川國男 (1905–1986), einem ehemaligen Mitarbeiter von Le Corbusier, anvertraut. Zu seinen Werken zählen insbesondere das Kyoto Kaikan in Kyoto (1960), das Tokyo Bunka Kaikan (1961), das National Museum of Modern Art, Kyoto (1963), das Tokyo Metropolitan Art Museum (1975) und das Kumamoto Prefectural Museum of Art (1977). Das 1977 eingeweihte Gebäude in Köln zählt zu den bedeutendsten europäischen Werken Maekawas. MAEKAWA konzipierte das Museum um einen inneren Innenhof herum. Die kubischen Baukörper des Gebäudes rahmen diesen offenen Raum ein, der von der Haupthalle und verschiedenen Ausstellungsräumen aus einsehbar ist. Der Garten ist somit nicht nur Kulisse, sondern bildet das räumliche Zentrum der Architektur. Das Museum verbindet auf diese Weise moderne japanische Architektur, ostasiatische Kunstwerke und die Ästhetik des japanischen Gartens. Der Kölner Architekt Joachim JACOBS (1927–2012) war für die Bauausführung verantwortlich. Für die Gestaltung dieses Gartens wandte sich MAEKAWA an den japanischen Bildhauer Masayuki NAGARE 流政之 (1923–2018), der in der Präfektur Nagasaki geboren wurde und seit 1962 in den Vereinigten Staaten lebte. NAGARE entwarf eine Landschaft, die von japanischen Meditationsgärten inspiriert ist und in der die Elemente bewusst reduziert und stark strukturiert sind. Der Innengarten vereint einen Bach, der von einem großen Quellstein ausgeht, mit Kiesflächen an den Wasserbereichen am Rand, großen aufgerichteten Steinen, Bepflanzungen und japanischen Pfaden aus dicken, quadratischen Platten, die diagonal verlegt sind und von der Eingangshalle aus verlaufen, von der aus sich der Hauptblick auf den Garten bietet. Da NAGARE sowohl Bildhauer als auch Gartengestalter war, misst sein Werk dem Stein und den Beziehungen zwischen Skulptur, Raum und Landschaft besondere Bedeutung bei. Er schuf „Cloud Fortress“ am World Trade Center in New York, „Sakimori“ im Honolulu Museum of Art sowie den Hamaritsurin-Garten im Seto-Ōhashi-Gedenkpark in Japan. Im „MOK“ schuf Nagare die große Granitskulptur „Fahne im Wind“, die auf einer kleinen rechteckigen Insel steht – einer Art schwimmender Bühne –, die inmitten eines Beckens vor der Terrasse des Museumscafés liegt und über japanische Stufen mit der Terrasse verbunden ist. In den Jahren 1994 und 1995 fand eine umfassende Umstrukturierung des Museums statt, bei der der Verwaltungsbereich in das Obergeschoss verlegt wurde, wodurch am Rande des Innenhofs Ausstellungsräume eingerichtet werden konnten – erneut unter der Leitung des Architekten Joachim JACOBS. Dieser Umbau bot Masayuki NAGARE die Gelegenheit, an den Ort zurückzukehren. Er wollte mehrere dekorative Elemente entfernen, die in den 1970er Jahren auf Wunsch der Japan Foundation hinzugefügt worden waren, darunter eine Steinlaterne und eine mit Ziegeln verkleidete kleine Mauer, um zu einer schlichteren Gestaltung zurückzukehren, die seiner ursprünglichen Absicht besser entsprach. Ein letzter Eingriff im Jahr 2025 betraf den Garten, der einer vollständigen Renovierung unterzogen wurde, die vom japanischen Landschaftsarchitekten Hugo TORII in Zusammenarbeit mit der Firma GartenLandschaft Berg & Co. GmbH durchgeführt wurde. TORII hatte zwölf Jahre lang in Kyoto bei Ueyakato Landscape gearbeitet und war an Projekten wie dem Keihanna-Gedenkpark, dem Yōsui-en-Spaziergangsgarten und der Pflege der Kiefern des Nijō-Schlosses beteiligt. Anschließend war TORII drei Jahre lang in Deutschland bei Peter Berg Landscape Design tätig, bevor er zum Portland Japanese Garden in den USA wechselte, wo er zum Gartenkurator und Leiter des Japanese Garden Training Center ernannt wurde. Der so perfekt renovierte Garten bildet nach wie vor das Herzstück des Museums: ein Ort, an dem die strenge Architektur von MAEKAWA, die Skulptur von NAGARE und die Tradition des japanischen Gartens zu einer in einem europäischen Museum einzigartigen Komposition verschmelzen. Seit 2012 steht der gesamte Komplex (das Gebäude, die Ausstellungsräume und der Innengarten) unter Denkmalschutz in Deutschland.

Übersetzt mit DeepL.com (kostenlose Version)

Galeries de photographies

Vues panoramiques du hall vers le patio et la jardin.

L’approche du jardin.

Vues plus détaillées du jardin sec.

Les très impressionnantes pierres du jardin.

Le gravier ratissé du « karesansui ».

Les espaces à droite du ruisseau.

Vue de l’espace du « tsukubai ».

Galeries de photographies d’archives

Les photographies ci-dessous proviennent des archives de la ville de Cologne « Historisches Archiv mit Rheinischem Bildarchiv« .

Photos de la livraison des matériaux pour le jardin.

Photos de 1976 et 1977

Photos d’avant 2014

Photos de 2014

Construction du musée

Les photographies du chantier proviennent des archives de la ville de Cologne « Historisches Archiv mit Rheinischem Bildarchiv« .

De Kunio MAEKAWA

Photographies actuelles

Photographies anciennes

Lien externe

Vous pouvez consulter les informations essentielles en allemand sur le site officiel du musée ici.

Vous accéderez à des informations en allemand et en anglais sur le site officiel de la Ville de Trèves.

Autres jardins japonais en Allemagne

Les autres jardins japonais d’Allemagne présentés sur le site japonjardin.fr sont :

La page « Jardins d’inspiration japonaise en Allemagne » récapitule l’ensemble des jardins déjà publiés ou en attente de publication avec une carte.

Mise à jour : 23 août 2026