Au Japon et en dehors du Japon
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Hama-rikyū

Description

Le jardin Hama-rikyū « Hama-rikyū Onshi teien » 浜離宮恩賜庭園 se situe dans l’arrondissement de Chūō-ku 中央区 à Tōkyō 東京, en bordure immédiate de la baie, au contact direct du quartier contemporain de Shiodome 汐留, ensemble de tours et de complexes tertiaires qui encadrent aujourd’hui le jardin et accentuent le contraste entre paysage historique et urbanisme vertical. L’accès se fait par voie terrestre depuis la ville, mais également par bateau depuis la rivière Tsukuji et la baie, conformément à son organisation originelle de résidence littorale.

L’aménagement du site est amorcé dès le premier tiers du XVIIème siècle, avec des travaux attestés vers 1632 sur des terrains gagnés sur la mer, avant d’être structuré à partir de 1654 en tant que propriété du prince de Kōfu, Matsudaira Tsunashige 松平綱重 (1644–1678), frère cadet du shōgun Tokugawa Ietsuna 徳川家綱 (1641–1680), sous le nom de Kōfu hama yashiki 甲府浜屋敷. Il est ensuite développé au XVIIIème siècle par Tokugawa Yoshimune 徳川吉宗 (1684–1751), huitième shōgun issu de la même lignée des Tokugawa.

Le jardin adopte la forme d’un jardin de promenade organisé autour d’un plan d’eau « kaiyū-shiki teien » 回遊式庭園. Ce plan d’eau, le Shioiri-no-ike 潮入の池, est alimenté directement par l’eau de mer de la baie, introduite par un système de vannes régulant les flux de marée ; l’eau est donc salée et son niveau varie quotidiennement, transformant les reflets et la perception des îlots. Dès les premières phases d’aménagement, la composition intègre un effet de paysage emprunté « shakkei » 借景 avec notamment une élévation artificielle évoquant le mont Fuji.
D’une superficie d’environ 25 hectares, le jardin figure parmi les grands jardins historiques de Tōkyō.
Des ponts mènent notamment à l’île centrale Nakajima 中島, où se trouve la maison de thé Nakajima-no-ochaya 中島の御茶屋, reconstruite en 1983 sur son emplacement d’origine. Le pont Otsutae-bashi お伝い橋, réalisé en structure mixte de béton et de bois, reprend l’esprit des ponts à huit planches « yatsubashi » 八ツ橋.
Le pavillon Taka-no-ochaya 鷹の御茶屋, lié aux activités de fauconnerie du shogunat, est attesté à l’époque Edo, avec une configuration fixée au XVIIIème siècle, puis reconstruit en 2018 sur la base des documents historiques. Le pavillon de repos et de contemplation au milieu des pins Matsu-no-chaya 松の御茶屋, également érigé à l’époque Edo, a été reconstruit en 2010.
La végétation est dominée par les pins noirs du Japon « kuromatsu » 黒松 soigneusement taillés, dont le remarquable Ote-no-matsu お手植えの松, situé près de l’entrée nord Ote-mon, a été planté en 1709 par Tokugawa Yoshimune, soit il y a plus de trois siècles.
Après être devenu propriété impériale à l’époque Meiji, le jardin est transféré à la ville de Tōkyō en novembre 1945 avant d’être ouvert au public en 1946. Des restaurations importantes sont alors entreprises sous la supervision des autorités métropolitaines et d’experts en jardins historiques, et l’entretien est aujourd’hui assuré par l’organisme Tokyo Metropolitan Park Service 東京都公園協会, garantissant la préservation de ce paysage, la maîtrise hydraulique du site et son insertion dans la métropole contemporaine.

Le jardin a été reconnu comme lieu de beauté pittoresque « meishō » 名勝 en 1929 puis comme site classé de beauté exceptionnelle « tokubetsu meishō » 特別名勝 en 1952 (voir ici l’article listant les jardins classés de beauté exceptionnelle).

Sur ce site, vous pouvez consulter les pages de 8 autres jardins publics situés à Tōkyō :

Plan

Anciennes photographies

Photographies contemporaines

Vues autour du plan d’eau avec les ponts menant à la maison Nakajima-no-ochaya et la maison Matsu-no-chaya au bord de l’eau. 

Les pins noirs du Japon

Photographies nocturmes

A l’automne, le jardin est ouvert quelques soirs jusqu’à 21 heures pour la « Pleine lune des châtaignes », Kurimeigetsu 栗名月. Cette observation de la lune comprend des offrandes de châtaignes récoltées pendant l’automne. Des illuminations sont mises en place dont des projections de motifs de lapins (symboles lunaires) et de baleines.

Reflets sur le plan d’eau Shioiri-no-ike.

Le pin Ote-no-matsu de plus 300 ans.

Vues autour du plan d’eau avec les ponts, la maison sur le plan d’eau Nakajima-no-ochaya et les deux maisons Taka-no-ochaya et Matsu-no-chaya.

Jeux de lumières de la « Pleine lune des châtaignes ».

Vidéo

Vous pouvez consulter la vidéo élaborée par Ishii NOBORU 石井 登 en cliquant ici

Lien externe

Vous trouverez des informations en français sur le site du JNTO.

 

Mise à jour : 4 mai 2026