
SOMMAIRE
Description
Le site des ruines du temple Kanjizaiō-in ato 観自在王院跡 est situé à Hiraizumi 平泉 à l’Est du temple Mōtsū-ji 毛越寺.
Cet ancien complexe religieux de la Terre Pure, « Jōdo teien » 浄土庭園, développé au XIIe siècle par les Ōshū Fujiwara 奥州藤原氏, s’étend sur environ 240 mètres d’Est en Ouest et 120 mètres du Nord au Sud.
Il fut fondé par Nii-no-ama 二位尼, épouse de Fujiwara-no-Motohira 藤原基衡(1105–1157), deuxième dirigeant des Fujiwara du Nord.
Le jardin fut conçu selon les idéaux bouddhiques de la Terre Pure, inspirés des modèles aristocratiques de Kyōto 京都. Le nom exact du paysagiste n’est pas connu, mais la composition témoigne d’une grande maîtrise des principes du « sakutei » 作庭.
Le cœur du site est occupé par le vaste étang Maizuru-ga-ike 舞鶴が池, dont la surface atteint environ 8 100 m². Son nom signifie « étang de la grue dansante », probablement en raison de sa forme élégante et étirée. Au centre se trouvait l’île Nakajima 中島, reliée autrefois aux rives par des ponts aujourd’hui disparus. L’étang était alimenté par une source naturelle provenant des collines voisines, selon un système hydraulique soigneusement aménagé afin de maintenir un niveau d’eau stable et une circulation douce correspondant aux principes des jardins de la Terre Pure.
Au Nord de l’étang subsistent les fondations de deux bâtiments principaux. Le plus important correspond à l’ancien Amida-dō 阿弥陀堂, pavillon consacré au bouddha Amida 阿弥陀. À proximité se trouvent les vestiges d’un second pavillon cérémoniel destiné probablement aux pratiques liturgiques et à la récitation des sutras. Des statues bouddhiques et fragments sculptés retrouvés près de ces bâtiments témoignent encore de l’importance religieuse du complexe à son apogée.
Aujourd’hui très épuré, le site conserve néanmoins une forte atmosphère contemplative grâce aux ouvertures vers le paysage environnant et les collines de Chūson-ji.
Le site fut classé Site de beauté pittoresque, « meishō »名勝, en 1932.
Le jardin fait également partie du bien inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2011 sous le nom : « Hiraizumi – Temples, jardins et sites archéologiques représentant la Terre pure bouddhique ».
Photo aérienne
Vue lointaine

Galeries de photographies
L’accès au site depuis le Sud.

Vues panoramiques.






Vues détaillées.
















Les bâtiments au Nord de l’étang.






Référence bibliographique
- Le jardin japonais, Imtraud SCHAARSCHMIDT-RICHTER, Office du Livre, 1979 : p. 274-275, 278, 289 et 294-296
Lien externe
Vous trouverez des informations en français sur le site internet de l’Office de tourisme de Hiraizumi.
Mise à jour : 13 mai 2026
