
SOMMAIRE
Description
Le jardin Kōraku-en 後楽園, reconnu comme un des trois plus beaux jardins du Japon (Nihon-san-meien 日本三名園) avec Kenroku-en à Kanazawa et Kairaku-en à Mito, justifie à lui-seul le voyage à Okayama 岡山.
Le jardin a été créé pour Ikeda TSUNAMASA en 1687. Son appellation « Se réjouir plus tard » est inspirée du dicton chinois : un noble seigneur doit se soucier de son peuple et remettre son propre plaisir à plus tard.
Le jardin est dédié aux flâneries ; il dispose de spacieuses pelouses, de cours d’eau sinueux, d’une colline, d’une rizière, d’une plantation de thé.
A l’Ouest du jardin apparaît la silhouette du château achevé en 1587. Ce château est surnommé « château du corbeau » du fait que ses façades sont habillées de bardages noirs.
Plan
Dessin
Photographies en été
Promenade dans les différentes parties du jardin Kōraku-en.
Parmi les éléments les plus spectaculaires du jardin, l’on peut citer la colline artificielle centrale, haute de 6 mètres? appelée Yuishinzan 唯心山 et le pont en zig-zag fait de planches de bois appelé Yatsuhashi 八橋.




















Photographies en automne
Le jardin photographié en automne par Jean Keller.




















Photographies de pierres
Dialogues entre la pierre et l’eau.
Les premières photos montrent dans le bassin devant le pavillon Renchi-ken 廉池軒 deux blocs de pierre dans un cadre rectangulaire servant de perchoir aux grues 鶴の止まり木 en offrant un point sûr pour se poser.
Les photographies suivantes ont été prises dans le pavillon de repos Ryūten 流店. Cet édifice ouvert permet de bénéficier de la fraîcheur du ruisseau qui le traverse. Sur le ruisseau est disposée une rangée de six pierres de couleurs différentes symbolisant la diversité du Japon.
Plusieurs photographies montrent les pierres de gué, « tobi-ishi » 飛石, qui permettent les traversées à sec des ruisseaux, mêlant utilité, esthétique visuelle et harmonie paysagère.




















Photographies de l’entretien du jardin
En plus de la taille saisonnière des arbres par les arboristes, « jumokui » 樹木医 et la tonte des pelouses par les jardiniers, « niwashi » 庭師, les différentes plantations de thé, rizières, ou champs de radis « daikon » et cours d’eau nécessitent aussi un travail important. Les champs de thé sont taillés en « vagues ». Les rizières sont repiquées et récoltées chaque année. Les techniciens de l’eau surveillent et règlent le réseau hydraulique : débit du ruisseau alimenté par l’Asahigawa, niveaux des étangs, entretien des vannes, des canaux, de leurs fonds et de leurs berges pour assurer une bonne irrigation, la prévention des inondations et l’esthétique. Ces agents relèvent de la Préfecture d’Okayama.








Château d’Okayama
Depuis les étages supérieurs du Château d’Okayama 岡山城, les vues vers le jardin Kōraku-en.



Le château vu sous différents angles.






Références bibliographiques
- Le jardin japonais, Imtraud SCHAARSCHMIDT-RICHTER, Office du Livre, 1979 : p. 159, 227 et 231
- Jardins du Japon, Jardins du ciel, Maurice FLEURENT, Edisud, 1993 : p. 89
- Le jardin japonais, Günter NITSCHKE, Taschen, 1999 : p. 187
- Jardins japonais, Danielle ELISSEEFF, Nouvelles éditions Scala, 2010 : p. 96-97
- Les jardins du Japon, Helena ATTLEE, Synchronique Editions, 2010 : p. 64-67
- Japon, Le Guide Vert, Michelin, 2015 : p. 488-491
- Le jardin japonais, Sophie WALKER, Phaidon, 2017 : p. 58 et 202
- 100 japanese gardens, Stephen MANSFIELD, Tuttle, 2019 : p. 206-207
- The Art of Japanese Garden, David and Michiko YOUNG, Tuttle, 2019 : p. 1- et 150-153
- Le fuzei dans les jardins du Japon, Claude LEFEVRE, Les éditions Ulmer, 2019 : p. 48-49, 62, 70-71, 89, 108, 121 et 125
- JAPON, Un voyage en conscience, Steve WIDE & Michelle MACKINTOSH, Synchronique Editions, 2023 : p. 166
Lien externe
Vous pourrez compléter votre connaissance du jardin en visitant les nombreuses pages en français du site internet « Korakuen Okayama » en suivant ce lien.
Mise à jour : 15 août 2025